Par Alexandr Kasperovich
Publié : 21 septembre 2026
Mis à jour : 21 septembre 2026
16 min de lecture
E-commerce et produit

Fiche produit e-commerce : les visuels qui font vendre

Couverture du guide: Il manque 6 règles à votre charte graphique pour que le produit vende

Guide gratuit

Il manque 6 règles à votre charte graphique pour que le produit vende

La section image que votre charte graphique n’a pas : lumière, angles, fonds, matières, couleurs, mise en scène ; le jeu de visuels d’une fiche produit, et ce qu’il faut envoyer au studio pour des rendus fidèles à la marque.

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Une fiche produit est le seul endroit où un acheteur en ligne rencontre l'objet. Il ne le prend pas en main, il ne le soupèse pas, il ne compare pas la teinte au reste de son salon. Il dispose d'un titre, d'un prix, de quelques lignes de description, d'avis rédigés par d'autres, et d'une série d'images. Ce sont ces images qui portent l'essentiel de la décision, et ce sont elles qui déterminent, quelques jours plus tard, si le colis reste chez le client ou repart en retour.

Cet article décrit ce qu'il faut réellement produire pour une fiche : quels visuels, dans quel ordre, à quelles contraintes techniques, et avec quelles mentions obligatoires à côté. Nous fabriquons ces visuels en 3D pour des marques et des distributeurs, donc la dernière partie est écrite de ce côté de la table : ce que la CGI apporte, ce qu'elle demande, et les cas où elle ne se justifie pas.

Veilleuse en forme d'ours en peluche beige assise sur un socle rond, ventre lumineux diffusant une lumière chaude, pictogrammes sur les coussinets des pattes, sur fond blanc uni
Le principe de l'image principale : produit seul, fond uni, aucune scénographie. Ici le cadrage est encore trop large — sur une place de marché il faudrait recadrer pour que le produit occupe au moins 85 % de l'image.
Ce que le client regarde avant d'ajouter au panier

Ce que le client regarde avant d'ajouter au panier

Un acheteur ne « regarde pas les photos ». Il cherche des réponses, et il les cherche dans un ordre assez stable. Tant qu'une réponse manque, il fait défiler ; quand il ne la trouve pas, il quitte la fiche ou il commande en se disant qu'il verra bien. La deuxième issue est la plus coûteuse, parce qu'elle produit un retour.

De quoi s'agit-il exactement ?Une image principale nette, produit seul, cadré serré sur fond uni, sans accessoire qui ne serait pas livré
À quoi ressemble le reste ?Trois à cinq angles complémentaires : face, dos, profil, dessus, et l'intérieur ou l'ouverture quand le produit en a un
Comment est-ce fabriqué ?Une ou deux macros sur la matière, la couture, la charnière, la soudure, le bouton, la connectique
Quelle taille cela fait-il ?Un visuel d'échelle : le produit en main, à côté d'un objet de référence, ou avec des cotes lisibles
Qu'est-ce que ça donne chez moi ?Une mise en situation dans un contexte d'usage crédible, puis une vidéo courte ou une vue à 360°

Cette liste n'est pas un idéal de production : c'est le minimum qui permet à quelqu'un de décider sans vous écrire. Chaque question sans réponse se transforme en message au service client, en abandon de panier, ou en retour. Et une fiche qui répond mal ne coûte pas seulement une vente : sur une place de marché, elle abîme aussi la position du produit dans le classement, puisque le taux de retour et les avis y pèsent.

Les six familles de visuels d'une fiche produit

Les six familles de visuels d'une fiche produit

Une fiche complète tient en six familles de visuels. Toutes ne sont pas indispensables pour un consommable à trois euros, mais dès qu'un produit se choisit sur la matière, la taille ou l'usage, l'absence de l'une d'elles se paie.

1. L'image principale

C'est la vignette. Elle apparaît dans les résultats de recherche, dans les flux publicitaires, dans le panier et dans les e-mails de confirmation. Elle montre le produit vendu, seul, sans texte ajouté, sans logo promotionnel, sans cadre décoratif, sur un fond blanc ou très neutre. Le produit doit remplir le cadre sans le toucher : une marge de 5 % environ de chaque côté suffit, ce qui laisse le produit occuper les 85 % du cadre exigés par les places de marché, et rien de ce qui est visible ne doit être absent du colis.

La faute la plus fréquente est d'y mettre le décor : le mug posé à côté de la machine à café, le plaid sur le fauteuil, le bouquet dans le vase. Chacun de ces éléments fabrique une attente que la livraison ne tiendra pas, et plusieurs places de marché les refusent purement et simplement sur l'image principale.

2. Les angles

Trois à cinq vues supplémentaires, prises dans la même lumière et à la même distance, suffisent à faire le tour d'un objet : face, dos, profil, dessus, et l'ouverture ou l'intérieur quand il y en a un. La règle est la cohérence : le même produit, photographié ou rendu dans le même environnement, doit rester reconnaissable d'une vue à l'autre. Une série d'angles bricolée à des dates différentes se voit immédiatement, et elle est interprétée comme un signe de négligence.

Le dos et le dessous méritent une attention particulière : ils peuvent répondre tôt aux questions de compatibilité des acheteurs. C'est là que se trouvent la connectique, la plaque signalétique, les patins, le système de fixation, la trappe à piles : tout ce qui décide de la compatibilité avec ce qu'ils possèdent déjà.

3. Le détail

Gros plan sur une attache de sangle : cuir noir surpiqué passé dans une boucle en métal poli, toile tissée bleu marine, coque sombre et petite étiquette de cuir gravée Sample 01
Une macro répond à une question que le texte ne sait pas traiter : le grain de la toile, la couture, la finition du métal. Ici, l'étiquette porte encore la mention d'un échantillon, ce qui n'a pas sa place sur une fiche publiée.

Une macro fidèle peut aider à réduire les écarts d’attente pour les produits qui se choisissent à la matière : textile, cuir, bois, verre, métal, plastique technique. Elle doit montrer la surface à une échelle où le doigt aurait senti quelque chose, et elle doit être fidèle : une texture flattée sur la macro produit exactement la déception qu'elle prétendait éviter.

Deux détails valent souvent mieux qu'un : un sur la matière principale, un sur le point d'assemblage ou l'organe de commande. Sur un vêtement, ce sera le tissu et la fermeture ; sur un appareil, la coque et la connectique ; sur un meuble, le placage et la ferrure.

4. L'échelle

Une main incline un pot en plastique vert brillant au-dessus d'une paume ouverte, des gélules vertes tombent et cinq d'entre elles reposent déjà dans la paume, sur fond gris uni
La main reste la référence d'échelle la plus lisible : elle dit la taille du pot et celle des gélules en une image, sans cote ni texte.

L'erreur de taille est le motif de retour le plus bête et le plus évitable. Elle vient presque toujours du même endroit : un cadrage serré, un fond neutre, aucun repère, et un acheteur qui projette la dimension qui l'arrange. Trois solutions fonctionnent, et elles se cumulent : le produit tenu en main, le produit à côté d'un objet universel, et un schéma coté propre.

Le schéma coté mérite d'être traité comme un vrai visuel et non comme une capture de plan technique : dimensions en centimètres, hauteur, largeur, profondeur, et pour le mobilier la hauteur d'assise ou de plan de travail. Il coûte peu à produire à partir du modèle 3D, il se traduit facilement, et c'est souvent le seul élément qui distingue une fiche d'ameublement sérieuse d'une fiche approximative.

5. La mise en situation

Enceinte portable cylindrique habillée de tissu noir, dragonne tressée, posée sur une table basse ronde en marbre dans un salon, canapé beige et vase de verdure en arrière-plan flou
Le visuel de contexte n'a pas à être la vignette : il vient après les angles et les détails, pour montrer la place que le produit prendra réellement chez quelqu'un.

La mise en situation répond à une question que ni la vignette ni la macro ne traitent : quelle place cet objet prend-il, à côté de quoi, dans quelle lumière. Elle doit rester honnête sur deux points. Le produit ne doit pas y paraître plus grand ou plus petit qu'il n'est, et le décor ne doit contenir aucun élément que l'acheteur pourrait croire inclus.

C'est aussi le visuel qui porte le positionnement. Un même luminaire photographié dans un intérieur d'architecte ou dans une chambre d'étudiant ne se vend pas au même prix. Ce choix se décide en amont, avec la marque, et il vaut la peine d'être tenu sur toute la gamme.

6. La vidéo et la vue à 360°

Une vidéo de dix à vingt secondes, muette, lisible sans le son et cadrée pour le mobile, fait le tour du produit et montre le geste : on ouvre, on plie, on branche, on verse. Elle n'a pas besoin d'être une publicité. La vue à 360° manipulable, elle, remplace la série d'angles pour les objets dont la forme est difficile à lire, et elle réduit les questions sur ce qu'il y a « derrière ».

Les deux formats se produisent à partir du même modèle 3D que les images fixes, ce qui change complètement leur économie : une fois la géométrie et les matières validées, une vue à 360° peut surtout demander un réglage de caméra et de rendu ; une vidéo montrant l’ouverture ou le pliage du produit demande aussi une animation de l’objet et une finition vidéo.

Ce que les places de marché et Google exigent

Ce que les places de marché et Google exigent

Une fiche ne vit jamais seule. Le même produit part sur votre site, dans un flux Google Merchant Center, sur une ou plusieurs places de marché, et chacun de ces canaux impose sa propre charte image. Les règles se ressemblent, mais les seuils diffèrent, et un visuel refusé sort simplement du catalogue diffusé.

Point de contrôleGoogle Merchant CenterPlaces de marché, cas d'Amazon
Fond de l'image principaleFond uni recommandé, produit clairement identifiableBlanc pur exigé, soit 255-255-255 en RVB
Occupation du cadreLe produit doit occuper l'essentiel de l'imageLe produit doit remplir au moins 85 % du cadre
Dimensions100 × 100 px minimum, 250 × 250 px pour l'habillement, 1 500 × 1 500 px ou davantage recommandés1 000 px sur le plus grand côté pour activer le zoom ; 1 600 px recommandés
Poids et formatsJPEG, PNG, WebP, GIF non animé, BMP, TIFF ; 16 Mo et 64 mégapixels au maximumJPEG de préférence, également TIFF, PNG et GIF
Ce qui fait refuserFiligrane, texte promotionnel, bordure, image d'attente ou génériqueTexte, logo ajouté, filigrane, bordure, accessoire non livré, illustration à la place d'un visuel réaliste
Nombre de visuelsUne image principale, jusqu'à dix images additionnellesPlusieurs vues secondaires selon la catégorie, plus la vidéo

Deux conséquences pratiques. La première : produisez votre image principale au format le plus exigeant, c'est-à-dire fond blanc pur, produit seul, grand côté d'au moins 1 600 px. Elle passera partout, et le zoom fonctionnera. La seconde : utilisez les visuels de contexte dans les images additionnelles, et réservez les éléments promotionnels aux canaux qui les autorisent ; les images additionnelles Google gardent leurs restrictions promotionnelles.

Une image d'attente, un rendu grisé « visuel à venir » ou une photo d'emballage générique qui ne représente pas le produit vendu sont traités comme des images génériques et bloquent la diffusion. Sur un catalogue de plusieurs milliers de références, ces erreurs peuvent entraîner une perte de visibilité, indépendamment de la qualité artistique des visuels restants.

Les mentions obligatoires en France

Les mentions obligatoires en France

Les visuels ne remplacent pas le texte, et une partie de ce texte est obligatoire. En vente à distance, l'information doit être donnée avant la commande, de manière lisible et compréhensible. Voici ce qui, en France, doit figurer sur ou autour de la fiche.

  • Les caractéristiques essentielles du bien, son prix toutes taxes comprises en euros, les frais de livraison et la date ou le délai de livraison.
  • L'identité du vendeur, ses coordonnées et les mentions légales du site, ainsi que les modalités de paiement et de traitement des réclamations. Pour les produits relevant du règlement général sur la sécurité des produits, l'offre indique aussi le fabricant et ses adresses postale et électronique, la personne responsable dans l'UE et ses coordonnées si le fabricant est hors UE, l'identification du produit avec son image et les avertissements de sécurité requis en français.
  • Le droit de rétractation de quatorze jours, ses conditions, son délai et ses modalités d'exercice, ou l'information indiquant qu'il ne s'applique pas.
  • La garantie légale de conformité, d'une durée de deux ans pour un bien neuf, et la garantie légale des vices cachés, distinctes de toute garantie commerciale.
  • Pour une annonce de réduction de prix, le prix de référence, c'est-à-dire le prix le plus bas pratiqué au cours des trente derniers jours précédant l'annonce.
  • L'indice de réparabilité, noté sur dix, pour les catégories concernées, affiché à proximité du prix, avec l'accès au détail des sous-critères ; il a laissé place à l'indice de durabilité pour les téléviseurs et les lave-linge. Pour les catégories soumises à l'étiquetage énergétique, l'étiquette et la fiche d'information produit doivent aussi être accessibles près du prix.
  • Pour les équipements électriques et électroniques, l'éco-participation liée à la filière DEEE, affichée de façon distincte du prix du produit.
  • La signalétique de tri et les consignes associées, qui peuvent être dématérialisées et présentées sur la fiche pour la vente en ligne.

Ce cadre a une conséquence directe sur les images, et elle est trop souvent oubliée : une représentation visuelle qui induit en erreur sur les caractéristiques, la composition, la quantité ou les accessoires livrés relève de la pratique commerciale trompeuse. Un packshot qui montre trois pièces quand le lot n'en contient qu'une n'est pas une maladresse graphique, c'est un risque juridique.

D'où une règle de production simple, que nous appliquons systématiquement : tout ce qui apparaît sur l'image principale est livré, et tout ce qui est livré et visible sur l'emballage doit être cohérent avec la fiche. Les accessoires optionnels vont sur une image additionnelle, légendée comme telle.

L'image et les retours produit

L'image et les retours produit

Un retour peut avoir plusieurs causes : un défaut, un dommage, une erreur de livraison, un changement d’avis ou un écart entre le produit et les attentes de l’acheteur. Une partie des écarts d’attente peut venir d’une fiche incomplète ou trompeuse, et elle est la seule sur laquelle un visuel peut agir.

Trois écarts reviennent constamment. La taille, quand aucun repère d'échelle n'est donné. La couleur, quand la teinte a été poussée pour « ressortir » sur fond blanc, ou quand elle n'a jamais été calée sur une référence. La matière, quand une macro flatteuse laisse croire à un cuir pleine fleur là où il y a un revêtement enduit.

Aucun de ces écarts ne coûte seulement le prix du transport retour. Il faut y ajouter le traitement logistique, le reconditionnement, la marchandise qui redevient invendable au prix plein, l'avis négatif qui reste sur la fiche et, sur les places de marché, la dégradation des indicateurs vendeur. C'est ce cumul, et non le seul port payé, qui rend un visuel honnête rentable.

Nous ne prétendons pas qu'une image corrige un taux de retour à elle seule : la taille d'un vêtement, la qualité réelle du produit et la promesse de la publicité pèsent au moins autant. Mais dans un audit de fiche, les trois écarts ci-dessus sont ceux qui se réparent le plus vite et au coût le plus faible, parce qu'ils ne demandent ni de changer le produit ni de changer le prix.

CGI ou photo : ce que la 3D change

CGI ou photo : ce que la 3D change

Cinq lampes à poser à bandeau de mosaïque, de formats et de coloris différents, allumées et disposées sur une table en bois et un buffet à façade en cannage dans un intérieur clair
Cinq références d'une même collection, éclairées de la même manière dans la même scène : c'est ce que la 3D rend facile et ce qu'une série de séances photo rend cher.

La différence entre une photo de studio et une image de synthèse ne tient pas au réalisme. Sur un packshot de produit manufacturé, un rendu 3D soigné peut se rapprocher d’une photographie ; le résultat dépend de la qualité du modèle, des matières et de l’éclairage. Elle tient à la nature de la source.

En photo, la source de vérité est l'échantillon physique posé devant l'objectif. Selon la variante, une nouvelle prise de vue peut être nécessaire ; certains coloris peuvent aussi être déclinés par retouche contrôlée à partir d’une photo. Les conditions peuvent varier d’une séance à l’autre ; un catalogue construit sur plusieurs années demande alors une harmonisation des prises de vue et des couleurs.

En CGI, la source de vérité est le modèle 3D. Une fois la géométrie validée et les matières calées, tout le reste en découle : les angles, les coloris, les combinaisons de finitions, la vidéo, la vue à 360°, les visuels de contexte et les formats publicitaires. Trois conséquences concrètes.

La première est la répétabilité. Une caméra virtuelle mémorise sa focale, sa position et sa lumière. Trois cents références rendues avec le même gabarit peuvent former une série cohérente en cadrage et en fond ; les ombres portées varient selon la géométrie de chaque produit. Une grille de catalogue devient propre sans retouche.

La deuxième est la déclinaison sans reprise de vue. Changer un coloris, un placage, un tissu ou une gravure ne demande pas de refaire une séance : la matière est remplacée sur le modèle et la série entière est recalculée. C'est ce qui rend économiquement supportable une gamme de quinze finitions déclinées sur six angles. Pour le choix de finition en ligne des accessoires de salle de bain de Cavari, treize produits ont ainsi été rendus en six finitions, avec la même caméra et la même lumière.

La troisième est l'anticipation. La 3D produit des visuels avant que le produit existe, à partir du fichier de conception. Une précommande, un salon, une campagne de financement ou un référencement chez un distributeur peuvent démarrer pendant que l'outillage est encore en cours.

Ce qu'il nous faut pour produire vos visuels

Ce qu'il nous faut pour produire vos visuels

La 3D déplace l'effort : il n'y a plus de logistique de studio, mais il faut de la donnée. La qualité d'un packshot de synthèse dépend directement de ce que le client nous transmet au départ, et c'est là que les projets prennent du retard quand rien n'a été préparé.

Ce que nous demandonsSous quelle formeCe que cela détermine
Le fichier de conceptionSTEP, IGES, SLDPRT, OBJ ou FBX, avec l'échelle et l'unité indiquéesLa géométrie exacte, donc les proportions et les cotes affichées
Les plans cotésPDF ou DWG, avec les dimensions hors toutLe contrôle de l'échelle et le schéma coté de la fiche
La nomenclature des matièresListe par pièce : finition, brillance, texture, traitement de surfaceLe rendu de la matière, et la limite entre ce qui est réaliste et ce qui est flatté
Les échantillons physiquesChutes de tissu, de cuir, de placage, échantillon de colorisLe calage de la couleur et du grain, quand la fidélité est critique
Les codes couleurRéférences Pantone, RAL ou NCS, ou valeurs mesuréesLa cohérence entre les visuels, l'emballage et le produit livré
Les fichiers de packagingPDF d'impression avec le tracé de découpe, polices et logos vectorielsLa lisibilité des textes et la justesse des étiquettes sur les visuels
La charte image du canalSpécifications de la place de marché et du flux produitLe format, le fond, le cadrage et les livrables finaux

Le point le plus sensible est la couleur. Un code Pantone ou RAL donne un point de départ fiable ; un échantillon physique donne le grain, la façon dont la lumière accroche et le comportement de la teinte dans l'ombre. Quand une marque vend un coloris signature, nous demandons toujours l'échantillon, et nous validons un premier rendu avant de lancer la série.

Deuxième point : un fichier de conception n'est pas un modèle de rendu. Un fichier de CAO industriel contient des pièces internes invisibles, des tolérances, parfois des millions de faces inutiles. Il faut le nettoyer, le retopologiser en partie, ajouter les congés que le dessin technique ne décrit pas et les défauts que la réalité impose. C'est ce travail qui distingue une image de synthèse crédible d'un rendu qui « fait 3D ».

Combien ça coûte, et quand la 3D est rentable

Combien ça coûte, et quand la 3D est rentable

Nous facturons au temps passé, ce qui permet de traiter aussi bien une référence isolée qu'un catalogue entier. La modélisation et le rendu d'images fixes sont à partir de 39 € de l'heure, et à partir de 30 € de l'heure dans le cadre d'un abonnement mensuel. L'animation, les publicités FOOH et les visites virtuelles sont à partir de 45 € de l'heure, et à partir de 35 € de l'heure en abonnement.

La logique de l'abonnement est simple : un catalogue vit toute l'année. Nouvelles références, nouveaux coloris, refonte de gabarit, formats saisonniers pour la publicité. Un volume régulier permet de conserver la même équipe, les mêmes gabarits de caméra et la même bibliothèque de matières, donc de produire plus vite à mesure que le catalogue avance.

Reste la question honnête : quand la 3D est-elle réellement plus économique que la photo, et quand ne l'est-elle pas ?

SituationCe qui est le plus économiquePourquoi
Gamme large, nombreuses finitions et déclinaisonsCGILe modèle est payé une fois, chaque variante ne coûte qu'un rendu
Produit pas encore fabriqué ou en précommandeCGIAucun échantillon n'existe, la photo est matériellement impossible
Produit volumineux, lourd ou coûteux à déplacerCGINi transport, ni assurance, ni montage en studio
Mise en situation dans plusieurs universCGILes décors sont virtuels, pas loués ni construits
Trois visuels pour une référence unique déjà en stockPhotoSelon le produit et les actifs déjà disponibles, une demi-journée de studio peut coûter moins ou plus qu’une modélisation
Textile souple, drapé complexe, matière vivantePhotoLa simulation est longue et la photo donne le résultat immédiatement
Produit porté par un mannequin réelPhotoLe corps humain et le mouvement restent le domaine de la prise de vue

Le point de bascule se situe presque toujours au nombre de variantes. Pour une référence unique et quelques vues, la photo peut être moins coûteuse selon les actifs 3D disponibles et les frais de prise de vue. Dès qu'il faut multiplier les coloris, les configurations, les angles et les formats de diffusion, la CGI reprend l'avantage, et cet avantage grandit à chaque saison puisque le modèle est réutilisé.

C'est ce travail que nous menons en rendu 3D de produit pour des marques et des distributeurs, du packshot sur fond blanc jusqu'aux formats de campagne. Un exemple raconte la mécanique mieux qu'un argumentaire : la refonte des visuels d'un catalogue de mobilier et son effet sur la conversion en e-commerce.

Gros plan sur le moyeu d'un volant de voiture de sport, écusson métallique au centre et surpiqûres jaunes sur cuir noir

Des visuels de fiche produit qui passent sur tous les canaux

Packshot sur fond blanc, angles, macros de matière, visuel d'échelle, mise en situation, vidéo et vue à 360° : nous produisons les visuels d'une référence isolée comme d'un catalogue entier, aux formats exigés par votre site, votre flux produit et vos places de marché.
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FAQ

Questions fréquentes sur les visuels de fiche produit

Vous n'avez pas trouvé votre question ?

Posez-la ici. Un producteur vous répond sous un jour ouvré, avec une réponse, pas un appel commercial.

Bien reçu, merci. La réponse arrive par e-mail sous un jour ouvré.
Combien d'images faut-il sur une fiche produit ?

Sept à dix visuels peuvent réunir une image principale sur fond uni, trois à cinq angles complémentaires, une ou deux macros de matière, un visuel d’échelle et une mise en situation. Google Merchant Center accepte une image principale et jusqu'à dix images additionnelles ; sur les places de marché, le nombre réellement affiché dépend de la catégorie. Au-delà, ce sont surtout la vidéo et la vue à 360° qui apportent quelque chose.

Quelle taille doivent faire les images d'une fiche produit ?

Visez au moins 1 600 px sur le plus grand côté : le zoom d'Amazon s'active à partir de 1 000 px, mais 1 600 px est la taille recommandée et laisse de la marge pour les recadrages publicitaires. Google Merchant Center accepte des images à partir de 100 × 100 px, et de 250 × 250 px pour l'habillement, mais recommande 1 500 × 1 500 px ou davantage ; il refuse au-delà de 64 mégapixels ou de 16 Mo par fichier.

L'image principale doit-elle être sur fond blanc ?

Sur Amazon, oui : le fond de l'image principale doit être blanc pur, soit 255-255-255 en RVB, et le produit doit remplir au moins 85 % du cadre. Google Merchant Center n'impose pas le blanc mais recommande un fond uni sur lequel le produit reste clairement identifiable. Sur votre propre site, le blanc reste le choix le plus sûr, parce qu'il se recadre et se réutilise partout.

Peut-on ajouter du texte, un logo ou un filigrane sur les visuels ?

Pas sur l'image principale. Filigranes, mentions promotionnelles, bordures et logos ajoutés font refuser un produit dans un flux Google Merchant Center comme sur la plupart des places de marché, au même titre qu'une image d'attente ou générique. Réservez ces éléments aux canaux qui les autorisent ; les images additionnelles Google gardent leurs restrictions promotionnelles.

Quelles informations sont obligatoires sur une fiche produit en France ?

Avant la commande : les caractéristiques essentielles du bien, le prix toutes taxes comprises en euros, les frais et le délai de livraison, l'identité et les coordonnées du vendeur ainsi que, pour les produits relevant du règlement général sur la sécurité des produits, les informations de traçabilité et de sécurité exigées par son article 19, les modalités de paiement, le droit de rétractation de quatorze jours et ses modalités d'exercice, ainsi que l'existence des garanties légales. S'y ajoutent, selon les produits, l'indice de réparabilité ou de durabilité, l'étiquette énergétique et la fiche d'information produit pour les catégories concernées, l'éco-participation de la filière DEEE et l'information de tri.

Quelle est la durée de la garantie légale de conformité ?

Deux ans à compter de la délivrance du bien neuf. Elle est due par le vendeur, elle ne dépend d'aucune garantie commerciale et elle se cumule avec la garantie légale des vices cachés. Pour un bien d'occasion vendu par un professionnel, la présomption d'antériorité du défaut est ramenée à douze mois.

Qu'est-ce que l'indice de réparabilité et où faut-il l'afficher ?

C'est une note sur dix, issue de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, qui renseigne sur la facilité de réparation d'un produit. Elle concerne des catégories définies, principalement des équipements électriques et électroniques, et doit apparaître de manière visible à proximité du prix, le détail des sous-critères restant accessible à l'acheteur. Pour les téléviseurs et les lave-linge, il a laissé place à l'indice de durabilité.

Peut-on utiliser des images de synthèse sur une fiche produit ?

Oui, à condition qu'elles représentent fidèlement le produit vendu. Les règles ne portent pas sur la technique employée mais sur le résultat : le visuel doit montrer l'article réellement livré, sans exagérer la taille, la teinte, la matière ni le contenu du lot. Une représentation qui induit en erreur sur ces points relève de la pratique commerciale trompeuse, qu'elle ait été photographiée ou calculée.

Faut-il une vidéo ou une vue à 360° sur une fiche produit ?

Elles ne sont pas obligatoires, mais elles montrent ce que les images fixes ne montrent pas : l'ouverture, le pliage, le montage, l'arrière de l'objet. Une vidéo de dix à vingt secondes, muette et lisible sur mobile, suffit dans la plupart des cas. Produites à partir du même modèle 3D que les images fixes, elles peuvent éviter un tournage, mais leur coût dépend de l’animation, du rendu et de la post-production.

Combien coûte la production de visuels 3D pour un catalogue ?

Nous facturons au temps passé : la modélisation et le rendu d'images fixes à partir de 39 € de l'heure, et à partir de 30 € de l'heure dans le cadre d'un abonnement mensuel. L'animation, la publicité FOOH et les visites virtuelles sont à partir de 45 € de l'heure, et à partir de 35 € de l'heure en abonnement. Le budget réel dépend surtout de la complexité du produit et du nombre de variantes tirées d'un même modèle.

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