La VEFA, vente en l'état futur d'achèvement, est le régime sous lequel se vend la plus grande partie du logement neuf en France. L'acheteur devient propriétaire du sol dès la signature, puis de la construction au fur et à mesure qu'elle s'élève, et il règle le prix selon un calendrier encadré par la loi. Tout cela se décide devant des documents : un plan, une notice, quelques images. Le bâtiment, lui, n'existe pas encore.

Cet article n'est pas un guide juridique. Le contrat de réservation, le calendrier des appels de fonds, les garanties et la livraison sont décrits et tenus à jour par l'administration, et c'est là qu'il faut aller les vérifier : la fiche officielle Acte de vente d'un logement en l'état futur d'achèvement, sur service-public.fr, en donne l'état à jour. Ce qui fait foi, ce sont le code de la construction et de l'habitation et les pièces annexées à l'acte. Nous n'en reprenons ci-dessous que le strict nécessaire pour comprendre la suite.
La suite, c'est l'autre moitié du sujet, celle qu'aucun texte ne décrit : ce que l'acheteur a réellement sous les yeux au moment de signer. Une perspective de façade, une vue de séjour, un plan de vente en couleurs, une plaquette et un site de programme. Ces images ne sont pas le contrat, et ce sont pourtant elles qui emportent la décision. C'est entre les deux que naissent les réclamations à la livraison.
Nous produisons ces images, pour des promoteurs et des agences d'architecture. Cet article est donc écrit de ce côté de la table. Si vous achetez en VEFA, le premier tiers vous donne le cadre et vous dira quoi regarder dans une plaquette. Si vous vendez, c'est le reste qui vous concerne : où l'écart se crée, ce qu'il coûte trois ans plus tard, et ce qu'il vaut mieux montrer franchement dès le lancement commercial.
La VEFA en cinq repèresLa VEFA en cinq repères
| Ce que c'est | La vente d'un logement à construire ou en cours de construction : l'acheteur devient propriétaire du sol à la signature, puis de l'ouvrage au fur et à mesure de son exécution |
| Ce qui se signe | Un contrat de réservation, puis l'acte de vente devant notaire ; l'acheteur dispose de dix jours calendaires pour se rétracter après la notification du contrat de réservation |
| Comment le prix se paie | Par appels de fonds plafonnés : 35 % à l'achèvement des fondations, 70 % à la mise hors d'eau, 95 % à l'achèvement des travaux, le solde de 5 % à la livraison |
| Ce qui fait foi | Les pièces annexées : le plan coté du logement et la notice descriptive, qui listent la surface, les équipements et les prestations |
| Ce qui protège l'acheteur | Une garantie financière fournie par le vendeur (achèvement ou remboursement), les réserves inscrites à la livraison, puis les garanties d'un an, de deux ans et de dix ans |
Ce que l'acheteur signe, et ce qu'il regarde
Devant un acheteur en VEFA, il y a deux piles de documents. La première engage le vendeur. La seconde le fait vendre. Elles ne se recouvrent presque jamais, et l'acheteur passe l'essentiel de son temps sur la seconde.
Les pièces qui engagent
Ce sont celles qui sont annexées au contrat : le plan coté du logement, la notice descriptive qui liste les matériaux, les équipements et les prestations, la surface habitable, le prix, le délai de livraison et la garantie financière fournie par le vendeur. La notice descend à un niveau de détail que personne ne lit d'une traite : nature du revêtement de sol pièce par pièce, type de menuiserie, appareillage électrique, équipement sanitaire, traitement des parties communes.
Les contrats prévoient généralement la possibilité de remplacer un matériau ou un équipement par un autre de qualité équivalente. C'est une clause qu'il faut lire des deux côtés, parce que c'est elle qui absorbe une bonne partie de l'écart entre la notice signée et ce que le chantier pose réellement.
Les pièces qui font vendre
Ce sont la perspective de façade, la vue du séjour, le plan de vente en couleurs, la visite virtuelle, l'appartement témoin quand il existe, la plaquette et le site du programme. Aucune n'est annexée à l'acte. Presque toutes portent, quelque part en petits caractères, la mention « illustrations non contractuelles ».

Ce déséquilibre n'est pas un vice de fabrication du marché : on ne vend pas un logement avec une notice descriptive, et personne n'a jamais signé pour un tableau de prestations. Le problème commence quand les deux piles racontent deux projets différents, et que l'acheteur ne s'en aperçoit qu'avec les clés dans la main.
Pourquoi l'écart avec le livré est structurelPourquoi l'écart avec le livré est structurel
L'écart entre l'image de lancement et le logement livré n'est pas, dans l'immense majorité des cas, une affaire de mauvaise foi. Il vient du calendrier d'une opération, et il faut le regarder froidement pour savoir où intervenir.
Les visuels de commercialisation sont commandés au moment où il faut ouvrir les ventes, c'est-à-dire autour du dépôt ou de l'obtention du permis. À cet instant, le projet est arrêté dans sa volumétrie et dans son écriture, mais pas dans son exécution. Viennent ensuite les études d'exécution, la consultation des entreprises, les arbitrages économiques, les adaptations imposées par la réglementation environnementale, parfois les remarques du service instructeur ou un recours. Chacune de ces étapes déplace un détail, et les détails sont exactement ce que l'acheteur a regardé.

S'ajoute le temps. Entre l'image publiée et la remise des clés, il s'écoule couramment deux à trois ans. Pendant ce délai, la parcelle voisine se construit à son tour, un arbre disparaît, un mur pignon apparaît, un carrefour est réaménagé. La vue vendue en 2026 n'existe plus telle quelle en 2029, alors même que le bâtiment livré est strictement conforme au permis.
Rien de tout cela n'est visible depuis la place de l'acheteur. Pour lui, l'image et les clés sont le même objet vu deux fois. C'est la définition la plus utile de la VEFA côté vendeur : vous ne vendez pas un bâtiment, vous vendez une promesse dont vous n'avez pas encore stabilisé tous les termes.
Les cinq endroits où l'écart se créeLes cinq endroits où l'écart se crée
Les réclamations d'acquéreurs ne se répartissent pas au hasard. Elles se concentrent sur cinq sujets, toujours les mêmes, et chacun se joue dans l'image bien avant de se jouer sur le chantier.
La vue depuis la fenêtre
C'est le premier poste de contestation, et de loin. Une vue de séjour montre presque toujours un dehors : des arbres, une rue, un horizon. Elle correspond rarement à un étage précis, encore moins à une orientation précise, et elle ignore régulièrement la parcelle voisine qui est constructible.

L'acheteur du lot A305, lui, comparera sa fenêtre avec cette image. Le remède n'est pas de cacher la vue, c'est de la situer : indiquer l'étage et l'orientation de chaque perspective intérieure, modéliser l'environnement réel sur un rayon raisonnable, et intégrer ce qui est déjà autorisé sur les terrains voisins. Une vue honnête depuis le troisième étage vend mieux qu'une vue idéale attribuée à personne.
La surface, le balcon et ce qui tient dedans
Le mobilier est l'échelle silencieuse d'une image. Un canapé réduit de dix centimètres, une table de six personnes posée sur un balcon qui n'en accueille que quatre, un lit qui laisse deux passages latéraux là où il n'y en aura qu'un : chacun de ces gestes agrandit la pièce sans toucher au plan.

La surface habitable figure au contrat de réservation, et le plan coté annexé à l'acte la matérialise. Une image qui suggère plus grand ne modifie ni l'un ni l'autre ; elle prépare seulement une conversation désagréable le jour de la livraison. Meubler aux dimensions du commerce, et non à des dimensions ajustées au cadrage, ne coûte rien à la production et retire un motif de litige.
Les prestations et les finitions
C'est l'écart le plus facile à éviter et le plus fréquemment constaté : une cuisine entièrement équipée dans le visuel alors que la notice descriptive prévoit une cuisine nue, un dressing sur mesure qui n'est nulle part au contrat, une robinetterie de gamme supérieure, un parquet là où il y aura un revêtement stratifié.

La solution n'est pas d'appauvrir les images, c'est de les légender. Une ligne sous la vue qui distingue ce qui relève de la notice, ce qui relève d'une option et ce qui relève d'un travail modificatif acquéreur transforme une source de réclamation en argument de vente : elle donne à l'acheteur la mesure de ce qu'il peut ajouter, et elle vous donne une trace.
Les parties communes et les abords
Le hall, le local à vélos, la cour, les plantations, le stationnement et l'éclairage extérieur pèsent lourd dans la décision, et ils sont presque toujours montrés à leur meilleur état : végétal à taille de catalogue, cour vide de conteneurs, façade sans coffret technique ni boîtes aux lettres.

Une plantation se livre à sa taille de plantation. Un ensemble d'images qui montre la cour à la livraison et, à côté, la même cour à maturité, avec la mention explicite du décalage, tient un discours que l'acquéreur accepte très bien. Une seule image à maturité, présentée comme l'état livré, produit exactement l'inverse.
La lumière, l'heure et la saison
Le dernier écart est le plus discret. Les perspectives de commercialisation se font à la belle heure : ciel de juin, soleil rasant, feuillage plein. Appliquée à un logement orienté au nord ou à un rez-de-chaussée en cœur d'îlot, cette lumière raconte une histoire que le bâtiment ne tiendra jamais, quelle que soit la qualité de sa construction.
Caler le soleil sur une date, une heure et une latitude réelles coûte le même temps de production qu'un éclairage inventé. Une vue d'appartement nord traitée en lumière du nord, avec l'apport réel, rassure davantage qu'une vue dorée dont l'acheteur devine confusément qu'elle est fausse.
« Illustrations non contractuelles » : ce que la mention règle« Illustrations non contractuelles » : ce que la mention règle
La mention a une fonction réelle, et il faut la reconnaître : elle empêche de confondre un visuel de commercialisation avec une pièce annexée. Ce qui engage le vendeur sur la consistance du logement, ce sont le plan coté et la notice descriptive. Sur ce point, il n'y a pas de subtilité.
Ce que la mention ne fait pas, c'est neutraliser tout le reste, parce que les recours de l'acheteur ne dépendent pas de la plaquette. Avant l'acte, le contrat de réservation prévoit la restitution du dépôt de garantie dans une série de cas listés, parmi lesquels un prix de vente qui dépasse de plus de 5 % le prix prévisionnel, un équipement prévu qui n'est pas réalisé, ou des défauts de conformité qui réduisent de plus de 10 % la valeur de l'immeuble. Ces motifs ne parlent jamais d'images : ils parlent d'équipements et de valeur.
Après l'acte, la conformité se juge par rapport aux pièces annexées, et pas autrement. Autrement dit, une plaquette plus généreuse que la notice ne fera pas gagner un procès à l'acheteur. Elle fabrique simplement l'attente qui le pousse à chercher, à comparer et à écrire. Le coût de l'écart ne tombe donc pas sur le terrain juridique : il tombe sur votre service après-vente, sur le solde immobilisé et sur la réputation du programme suivant.
| Ce que l'acheteur a regardé | Ce qui fait foi | Ce que coûte la divergence |
|---|---|---|
| Perspective de façade et vue de rue | Le permis, les plans et la notice descriptive | Réserves à la livraison, échanges de courriers, image du programme |
| Vue de séjour meublée | Le plan coté et la surface habitable au contrat | Contestation de la surface perçue, solde de 5 % retenu |
| Cuisine et salle d'eau équipées | La notice descriptive, ligne par ligne | Demandes de reprise, travaux modificatifs négociés dans l'urgence |
| Cour plantée à maturité | Les plans d'aménagement extérieur et la notice | Réclamations collectives, premier conseil syndical hostile |
| Vue lointaine sans la parcelle voisine | Le plan masse et les règles d'urbanisme applicables | Sentiment de tromperie, presque impossible à réparer après coup |
Ce que la livraison fait remonter
La livraison est le moment où l'écart cesse d'être une impression et devient un document. Elle donne lieu à un procès-verbal, établi en présence du vendeur, sur lequel l'acheteur inscrit ses réserves. Il dispose ensuite d'un mois à compter de ce procès-verbal pour adresser au promoteur, par lettre recommandée, la liste détaillée des défauts qu'il n'aurait pas relevés le jour même. Le vendeur doit y remédier ; à défaut, l'acheteur dispose d'un an à compter de l'expiration de ce délai d'un mois pour agir en justice.
Tant que les réserves ne sont pas levées, le solde de 5 % peut être consigné chez le notaire ou à la Caisse des dépôts et consignations plutôt que versé au vendeur. Sur une opération de cent logements, une série de réserves évitables immobilise une somme qui n'a rien de symbolique, et elle l'immobilise au pire moment de la trésorerie d'une opération.
Ensuite viennent les garanties classiques de la construction, qui courent à compter de la réception des travaux : la garantie de parfait achèvement pendant un an, qui couvre les désordres signalés ; la garantie de bon fonctionnement pendant deux ans, sur les éléments d'équipement dissociables ; la garantie décennale pendant dix ans, sur ce qui compromet la solidité de l'ouvrage ou le rend impropre à sa destination.
Aucune de ces garanties ne porte sur une image. Elles portent sur des désordres et sur des non-conformités aux pièces contractuelles. C'est exactement pour cette raison qu'un écart d'image ne se règle pas devant un juge : il se règle commercialement, c'est-à-dire à vos frais. Reprises de courtoisie, gestes commerciaux, solde bloqué, réunions, temps de vos équipes de gestion. Le calcul est simple à faire une fois qu'on accepte de le faire.
Ce que l'acheteur essaie de vérifier avec vos imagesCe que l'acheteur essaie de vérifier avec vos images
Un acquéreur ne regarde pas une perspective comme un jury de concours. Il ne juge ni la composition de la façade ni la qualité du rapport au site. Il cherche des réponses à une liste très courte de questions pratiques, et il la parcourt toujours dans le même ordre.
- De quel étage cette vue est-elle prise, et vers quoi regarde-t-elle ?
- Est-ce que mon canapé, ma table et mon lit tiennent, et que reste-t-il pour circuler autour ?
- Qu'est-ce qui est fourni dans la cuisine et dans la salle d'eau, et qu'est-ce qui sera en supplément ?
- Où sont l'entrée, l'ascenseur, le local à vélos, les conteneurs et ma place de stationnement ?
- Est-ce que le séjour ressemble à ça un après-midi de février, ou seulement un soir de juin ?
- Qu'est-ce qui sera construit en face, et à quelle échéance ?
- À quoi ressembleront la façade et les plantations cinq ans après la remise des clés ?
Ces questions ont toutes une réponse, et il est beaucoup moins coûteux d'y répondre dans l'image que dans un courrier de service après-vente trois ans plus tard. L'objection traitée en amont n'est pas une objection perdue : c'est une réservation qui se signe plus vite, parce que l'acheteur cesse de chercher ce qu'on lui cache.
Le bénéfice ne s'arrête d'ailleurs pas à la vente. La même série d'images sert au comité d'engagement, au partenaire bancaire, aux élus qui instruisent le dossier et aux équipes commerciales qui devront tenir un discours identique pendant trois ans. Une image juste est simplement moins chère à maintenir qu'une image flatteuse.
Montrer un programme en VEFA sans préparer un litigeMontrer un programme en VEFA sans préparer un litige
Notre métier commence ici : produire les images d'un bâtiment qui n'existe pas encore, assez tôt pour qu'elles servent à décider, et assez justes pour qu'elles tiennent encore le jour de la remise des clés. Le tableau ci-dessous résume la traduction, question par question.
| Ce que l'acheteur veut savoir | Ce qu'il faut produire | Ce que cela évite |
|---|---|---|
| Ce qu'il verra par la fenêtre | Une vue calée sur l'étage, l'orientation et l'environnement réels, terrains constructibles compris | La réclamation la plus fréquente et la plus difficile à traiter |
| S'il tient dans le logement | Des intérieurs meublés aux dimensions du commerce, cohérents avec le plan coté | Les contestations de surface perçue et de circulation |
| Ce qui est fourni | Des vues légendées, prestations de la notice distinguées des options et des travaux modificatifs | Les demandes de reprise le jour de la livraison |
| Ce qu'il traversera tous les jours | Le hall, l'accès, le local à vélos, le stationnement et les locaux techniques | Un premier conseil syndical passé à réclamer |
| Ce que le programme deviendra | Le végétal à sa taille de plantation, la matière à son âge, un second état à maturité clairement daté | Le reproche d'une promesse non tenue |

Dans la pratique, quatre points font la différence entre une image qui rassure et une image qui se retourne contre l'opération.
Le premier est la vue située. Chaque perspective intérieure est calculée depuis un étage et une orientation identifiés, avec l'environnement modélisé au-delà de la parcelle, et ce qui est déjà autorisé sur les terrains voisins est intégré plutôt qu'effacé. La légende porte l'information : troisième étage, façade sud-ouest. C'est la mesure la plus efficace contre le premier poste de réclamation.
Le deuxième est l'échelle vérifiable. Mobilier aux dimensions du commerce, hauteur sous plafond du projet, largeur de circulation réelle, épaisseur des cloisons et des doublages. Une vue intérieure doit pouvoir être superposée au plan coté sans que rien ne bouge. Cela vaut aussi pour les balcons et les loggias, où l'écart de perception est le plus grand.
Le troisième est la matière à son âge. Un enduit se salit en pied de façade, un bardage bois grise de façon inégale, un béton se patine, un arbre planté mesure ce qu'il mesure à la livraison. Une image qui assume le temps est plus difficile à contester deux ans plus tard, et elle rassure davantage un investisseur qu'une image parfaite.
Le quatrième est le hors-champ assumé. Les coffrets techniques, les emplacements de conteneurs, les entrées de parking, les locaux à vélos et les équipements de toiture existent. Les faire disparaître ne les supprime pas, cela reporte simplement leur découverte au jour de la livraison. Montrer ce qui répond plutôt que ce qui embellit, c'est le seul moyen de faire d'une image un argument qui tienne dans la durée.
C'est le travail que nous menons avec les promoteurs immobiliers, du dossier de permis jusqu'au lancement commercial : des perspectives 3D immobilières calées sur le projet réel, des vues intérieures meublées à l'échelle du plan, et, quand le programme le justifie, une visite virtuelle 3D qui fait office d'appartement témoin pour les typologies qui ne seront jamais construites en modèle. Quant aux arbitrages amont qui décident de la façade, de la toiture et du confort d'été, nous les avons détaillés dans notre article sur la RE2020.
Vendez sur plan sans vendre autre chose que le projet
Questions fréquentes sur la VEFA
Qu'est-ce que la VEFA ?
La vente en l'état futur d'achèvement est le contrat par lequel on achète un logement à construire ou en cours de construction. L'acheteur devient propriétaire du sol dès la signature de l'acte, puis de la construction au fur et à mesure de son exécution, et il en paie le prix par appels de fonds échelonnés sur l'avancement du chantier.
Comment se paie un logement acheté en VEFA ?
Par appels de fonds plafonnés selon l'avancement : au maximum 35 % du prix à l'achèvement des fondations, 70 % à la mise hors d'eau et 95 % à l'achèvement des travaux. Le solde de 5 % est versé à la livraison, ou consigné si des réserves ont été inscrites au procès-verbal.
Quel est le délai de rétractation après un contrat de réservation ?
Dix jours calendaires. Le délai court à partir du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée notifiant le contrat de réservation, ou de sa remise en main propre. Si le dernier jour tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est reporté au premier jour ouvrable suivant.
À quoi sert le dépôt de garantie et quand est-il restitué ?
Il accompagne le contrat de réservation et son montant est plafonné : 5 % du prix si l'acte de vente est signé dans l'année, 2 % s'il l'est entre un et deux ans, rien au-delà de deux ans. Il est déposé sur un compte spécial ouvert au nom de l'acheteur ou chez le notaire. Il est restitué sans retenue dans plusieurs cas, notamment si le prêt est refusé, si la vente n'est pas conclue dans le délai prévu, si le prix dépasse de plus de 5 % le prix prévisionnel, si un équipement prévu n'est pas réalisé, ou si des défauts de conformité réduisent de plus de 10 % la valeur de l'immeuble.
Qu'est-ce que la garantie financière d'achèvement ?
C'est l'une des deux garanties financières que le vendeur doit fournir et dont la preuve figure au contrat, l'autre étant la garantie de remboursement. La garantie d'achèvement assure que le logement sera terminé même si l'opération rencontre une défaillance ; la garantie de remboursement assure la restitution des sommes versées.
Les images d'un programme neuf sont-elles contractuelles ?
Ce qui engage le vendeur sur la consistance du logement, ce sont les pièces annexées au contrat : le plan coté et la notice descriptive. Les perspectives, les plans de vente en couleurs et les plaquettes portent presque toujours la mention « illustrations non contractuelles ». Cette mention ne supprime pas pour autant les recours de l'acheteur, qui ne reposent pas sur la plaquette mais sur la conformité aux pièces contractuelles et sur la valeur du bien livré.
Que faire si le logement livré ne correspond pas à ce qui était prévu ?
Les défauts et les non-conformités se notent en réserves sur le procès-verbal de livraison, établi en présence du vendeur. Tant que les réserves ne sont pas levées, le solde de 5 % peut être consigné chez le notaire ou à la Caisse des dépôts et consignations. Le vendeur doit y remédier ; à défaut, l'acheteur dispose d'un an à compter de l'expiration du délai d'un mois qui suit la livraison pour agir en justice.
Combien de temps a-t-on pour signaler des défauts après la livraison ?
Un mois à compter du procès-verbal de livraison. Passé le jour de la remise des clés, l'acheteur adresse au promoteur, par lettre recommandée, la liste détaillée des défauts qu'il n'avait pas relevés sur place. C'est la raison pour laquelle le premier mois d'occupation concentre l'essentiel des échanges entre un acquéreur et un service après-vente.
Quelles garanties s'appliquent après la livraison ?
Trois garanties courent à compter de la réception des travaux : la garantie de parfait achèvement pendant un an, qui couvre les désordres signalés à la réception ou dans l'année ; la garantie de bon fonctionnement pendant deux ans, sur les éléments d'équipement dissociables ; la garantie décennale pendant dix ans, sur les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.
Pourquoi les visuels de commercialisation diffèrent-ils du logement livré ?
Parce qu'ils sont produits au moment d'ouvrir les ventes, avant les études d'exécution, la consultation des entreprises et les arbitrages qui suivent, et parce qu'il s'écoule couramment deux à trois ans avant la remise des clés. Pendant ce délai, les détails se déplacent et l'environnement de la parcelle change. L'écart n'est donc pas un accident : il se traite en amont, en calant les images sur l'étage, l'orientation, les dimensions et les prestations réellement contractuelles.

